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Prémisses de la mousson
En un instant, la moiteur de la journée s'alourdit encore, les nuages noircissent, le vent se lève, soufflant par rafales. Bientôt le ciel tout entier se zèbre d'éclairs déchirants. Tombe alors la pluie, à grosse gouttes tièdes d'abord. A peine le temps de s'abriter que déjà il pleut à seaux. Les violentes bourrasques emportent tout ce qui peut l'être. Par vagues successives, la pluie redouble de force. Les caniveaux se remplissent, les gouttières dégueulent, les parapluies fleurissent. On ne peut qu'attendre.
Le vacarme assourdissant de l'eau sur les toits de tôle nous enferme dans nos silences intérieurs. La pluie tant attendue est là, amenant son lot de fraîcheur et de soulagement : il tombe donc du ciel autre chose qu'un soleil de plomb.
Le vent retombe peu à peu, la pluie s'adoucit puis s'arrête tout à fait, aussi soudainement qu'elle avait commencé, laissant la chaussée détrempée, l'air rafraichi et les dalles de trottoirs mal scellées emplies de ce jus noirâtre qui nous souillera mollets et chevilles si l'on y prend garde.
Tags : pluie, attendue, ciel, vent, tombe
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